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5 Mai 2020 - Pour la Cause des Femmes

#ACT FOR ETHICS-5

Cette cinquième journée est dédiée aux femmes, ces femmes de l’ombre qui font face à de nombreuses discriminations au Népal.

Partout dans le monde, il existe de nombreuses inégalités Homme – Femme. D’après une étude du Forum économique (World Economic Forum) portant sur 153 pays, la parité s’améliore dans la santé, la politique et l’éducation mais se creuse dans le travail. L’écart salarial global est de 40%, à ce rythme il faudrait compter 257 ans pour atteindre la parité totale… 

Au Népal, les femmes doivent surmonter ces injustices, ces salaires de misère pour nourrir leur famille. Elles sont aussi confrontées à un tabou, lié à des moeurs ancestrales, le Chaupadi !

On vous explique tout sur ces slides …

Cette soi-disant « impureté » pendant la période menstruelle interdit les femmes à être libres, une injustice sans nom !

Le Chaupadi vient de la religion hindouiste et signifie « INTOUCHABLE« . Le sang est considéré comme impur, la femme devient alors intouchables aux yeux des autres. Elle ne peut donc plus toucher ces enfants, son mari, les arbres, la nourriture, un livre,… Elle sera isolée, loin de tous (minimum à 20 mètres de sa maison) dans ce qu’on appelle  » goth », une hutte qui peut aussi servir au bétail.  Cette case de menstruation est fabriquée à partir de bambous, de bouses de vache, de branches, de boue, de pierres… Des conditions hygiéniques déplorables ! Elles y resteront pendant la semaine de menstruation et lors des premières règles, les jeunes filles devront y vivre jusqu’à 13 jours…

De même lorsqu’une femme accouche, son sang est considéré comme impur. Elle sera donc exclue du domicile pendant 11 jours. Imaginez-vous, après un accouchement, vivre dans ces conditions ! Les risques d’infections sont très élevés, les conséquences peuvent être terribles !

Selon cette tradition, celles qui n’obéissent pas et ne respectent pas cet exil social forcé, soulèvent la colère des dieux hindous et le malheur s’abattra sur leur famille : les fruits qu’elles touchent pourriront, la maladie contaminera leur proche, le bétail périra…

+ DE 3 MILLIONS DE FEMMES TOUCHÉES

Malgré la loi de 2018 interdisant cette pratique, plus de trois millions de femmes sont toujours forcées de suivre cette tradition.

Il s’agit le plus souvent de villages isolés, loin des villes et des préoccupations du gouvernement. Ces familles sont délaissées et n’existent même pas aux yeux des autorités népalaises. Que faire dans ces conditions ? Comment expliquer aux femmes mais surtout aux hommes que cette période de menstruation est tout à fait naturelle et loin d’être impure ? Comment leur faire comprendre que leur tradition viole les droits de l’Homme ?

Après les efforts de plusieurs ONG, une loi est passée en 2005, rendant cette pratique illégale mais impunie. La loi de 2018 vient renforcer cette dernière en imposant une sanction. Cette sanction est dérisoire, il s’agit de 3 mois de prison et de 3000 roupies d’amende, soit 25 euros. Mais c’est tout de même une avancée pour le Népal, de sanctionner une pratique religieuse ancestrale.

DES CONDITIONS TRÈS PRÉCAIRES…

Les conditions très précaires de ces huttes mènent régulièrement à des morts liés aux agressions, aux morsures de serpent, au froid, aux infections….

Tous les ans, des jeunes filles et des femmes décèdent seules dans leur petit abri de misère pour diverses raisons. 

Pendant l’hiver, elles sont obligées d’allumer un feu dans la hutte pour se réchauffer. Plusieurs d’entre-elles s’endorment dans la fumée épaisse et ne se réveilleront jamais. 

Elle subissent également des agressions sexuelles. Seules et loin des regards du village, elles sont vulnérables face aux hommes venant profiter de leur autorité.

Les infections sont aussi très fréquentes et provoquent souvent des complications voire des maladies mortelles.

INFORMER ET ÉDUQUER

Le plus difficile dans cette lutte contre le Chaupadi est de faire changer les mentalités, les moeurs. 

Les kits menstruels sont distribués par des professionnelles de santé auprès des communautés reculées ou dans des écoles. Ils sont composés de plusieurs éléments essentiels pendant la période de menstruation dont des serviettes hygiéniques lavables & réutilisables, des culottes et un savon.

Lors des distributions, les infirmières prennent le temps d’informer les femmes, mais aussi les hommes, sur la nature des règles. Elles expliquent ce phénomène tout à fait naturel, pure et non impure ! C’est un réel challenge ! Notre partenaire a donc mis en place une petite formation rapide et simple, notamment pour leur expliquer le système des serviettes hygiéniques changeables. 

Ces interventions ont déjà aidé des milliers de femmes au Népal mais ce sont des millions qui ont besoin d’aide ! Ensemble, nous pouvons agir à notre échelle et petit à petit vaincre cette tradition.

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